Archive for January, 2008

Haikus from the nineties 0

A while ago, again, I wrote a few haiku and so did my parents. They’re probably not in the right form but it didn’t matter then and it doesn’t really matter now.

An automatic english translation follows which I had initially intended to correct then but decided not to, since I felt it added to more than detracted from the writing. Here are a few of them, from me.


Une cigale bleue est entrée dans ma chambre.
Partira-t-elle un jour ?
Son chant m’a convaincu.


Mécanismes arachnéens, mers démontées,
Vents de folie, cataclysmes, apocalypse,
J’ai fini mes puzzles.


A blue cicada entered my room.
Will it leave one day?
Its song has convinced me.


Gossamer-like mechanisms, dismounted seas,
Winds of madness, cataclysms, apocalypse,
I finished my puzzles.

Four Points into perspective 0

The Bostonist posted a photo of mine which I submitted today, pretty cool.

Flat

(It’s from Jan 2006)

Snow 0

Bored at the airport, waiting for my flight home to Boston, ego-searching, I stumbled on an old web site of mine. I can’t remember why but sometime in the late nineties, I decided to write an additional chapter to Saint Exupery The Little Prince. And so here it is, in French for now:

Created then
- Regarde, il neige, s’écria le Petit Prince.

J’avais la tête dans mon moteur depuis le debut de la journée. Celui-ci se refusait à démarrer. Sans prendre la peine d’abandonner ma tâche pendant quelques instants, je lui répondit :

- Allons, nous sommes dans le desert. Il ne neige pas dans le desert.
Il ne pleut pas plus qu’il ne neige d’ailleurs.

Le petit prince, tout confus, se tût, et s’assit, derrière moi. Le sable crissa à peine sous son poids.

- Moi, j’ai vu des planetes où il neige dans le desert, dit-il soudain.

Et il me raconta ces endroits qu’il avait exploré au début de son voyage loin de sa petite planete. Il me décrit ces déserts de glace où une rose ne survivrait pas, même avec un globe de verre et deux rangées d’épines; ces endroits plus déserts encore que cette vaste étendue de sable Africain dans laquelle je m’était égaré et l’avait rencontré.

- Je te demande pardon de n’avoir pas cru à des deserts de neige.
Je vois maintenant que j’ai été stupide.”

- Les grandes personnes sont parfois stupides, dit le Petit Prince

Ma clé à molette tomba sur le sable, lorsque excédé par cette réparation impossible, je sortais la tête de la carlingue. Je frissonait.

Il neigeait.

( écrit pour une grande personne qui ne le mérite pas le 17/12/97 )

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